
Hantavirus : une famille de virus transmise par les rongeurs
Les hantavirus sont des virus transmis à l’humain principalement par des rongeurs sauvages infectés, comme les souris, les rats et les mulots. Ces zoonoses provoquent des infections dont la présentation clinique varie selon les régions du globe.
Modes de transmission identifiés
L’infection survient le plus souvent par inhalation de poussières contaminées par les déjections, l’urine ou la salive de rongeurs infectés. Le contact direct avec la peau lésée ou les muqueuses, ainsi que les morsures, constituent d’autres voies de transmission, cette dernière restant rare. Une transmission interhumaine a été documentée uniquement pour la souche Andes en Amérique du Sud lors de contacts étroits.
Deux formes cliniques principales
Syndrome Pulmonaire à Hantavirus (SPH) : Présent sur le continent américain, il se manifeste par une détresse respiratoire aiguë et des œdèmes pulmonaires. Le taux de mortalité observé varie entre 30 % et 60 %. Fièvre Hémorragique avec Syndrome Rénal (FHSR) : Observée en Europe et en Asie, elle entraîne des troubles de la coagulation et une insuffisance rénale aiguë. La létalité est généralement inférieure à 10 %.
Symptômes initiaux et délai d’incubation
Les premiers signes apparaissent de 1 à 8 semaines après l’exposition. Ils ressemblent à ceux d’une grippe sévère : fièvre aiguë et soudaine, maux de tête intenses, douleurs musculaires et dorsales, troubles digestifs tels que nausées, vomissements et douleurs abdominales.
Prise en charge et absence de traitement spécifique
Aucun vaccin approuvé ni traitement antiviral spécifique n’existe à ce jour. La prise en charge repose sur des soins de soutien en milieu hospitalier : assistance respiratoire, maintien de la tension artérielle, dialyse si nécessaire. Une admission précoce en réanimation améliore les chances de survie.
Mesures de prévention et d’hygiène
La prévention passe par le blocage des accès pour limiter l’entrée des rongeurs dans les habitations et le stockage des aliments dans des contenants hermétiques. Dans les locaux fermés ou inhabités, il est recommandé d’éviter le balayage à sec pour ne pas mettre les poussières virales en suspension. Les excréments doivent être aspergés de désinfectant ou d’eau de Javel diluée avant d’être nettoyés avec un linge humide. #Hantavirus #SantéPublique #Zoonose #OMS #PréventionSanté #MaladiesInfectieuses #Hygiène
