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À l’Université de Yaoundé 1, la sonnerie de 10h ne libère pas que des étudiants. Elle lance un marché. Entre deux cours, des sacs s’ouvrent : téléphones, coques, parfums, vêtements. Des centaines de jeunes vendent pour survivre et entreprendre.

Marché instantané

9h47, amphi 700. Le prof range ses notes. Kevin, L2 Géo, pose déjà sa pochette : “Coques 1500, verres trempés 1000. Prix étudiant”. Son sourire dit la fierté de ne plus quémander l’argent du taxi. “Le jour je vends, la nuit je révise. Faut bien survivre.”

Alt image : Étudiant vendeur d’accessoires de téléphone à l’Université de Yaoundé 1

Pourquoi vendre ?

Trois raisons reviennent toujours : le loyer à 30 000 FCFA, des documents à imprimer ; à 22 ans, demander 1000 FCFA pour un exposé, ça use. Maïmouna, L3 Communication : “J’ai déjà négocié avec 500 clients. C’est mon stage à moi.”

École réelle

Ici, pas de diplôme mais des compétences.
Négocier un prix sans perdre le client. Gérer un capital sans le “manger”. Communiquer en story WhatsApp. Fidéliser avec un cadeau. C’est HEC sans les amphis.

Double peine

Rater un TD pour un fournisseur, miser 50 000 FCFA sans filet, risquer la confiscation par un vigile, encaisser les jugements : “Va lire tes cours au lieu de vendre”.

Cours le jour, business à la pause, révisions la nuit. Les cernes parlent pour eux. Mais ils continuent. Parce que subir, ils n’en veulent plus.

Le commerce étudiant à l’Université de Yaoundé 1, c’est la réponse de la jeunesse à la précarité. De la débrouille devenue la a veritable formation.

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4 commentaires sur « Commerce étudiant à Yaoundé 1 : quand l’amphi devient un marché »

  1. Un adage dit aide toi le ciel t aidera beaucoup d’étudiants se débrouillent ainsi afin d’arrondir leur quotidien académique et sociale au risque parfois d’être sanctionner par police Campus.

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